Élections Municipales second tour

Second tour des élection municipales
 Dimanche 28 juin 2020

Près de 5 000 communes doivent encore organiser le second tour des élections, un scrutin qui concernera environ 16 millions d’électeurs. Il devait avoir lieu il y a tout juste deux mois (le 22 mars) mais l’épidémie Covid.19 est venue tout chambouler.
Cette décision est toutefois “réversible”, a ajouté Edouard Philippe. “Nous aurons donc comme le recommande le conseil scientifique une clause de revoyure, elle interviendra sans doute dans deux semaines.”
Deux textes ont donc été déposés le 27 mai en Conseil des ministres : un décret prévoyant le second tour le 28 juin et un projet de loi “à titre conservatoire” prévoyant le second tour en janvier 2021.
Ce second texte anticipe l’hypothèse d’un avis contraire du conseil scientifique.

“La vie démocratique” doit reprendre “tous ses droits”.
Le choix du mois de juin n’a pas “fait consensus” au sein des responsables politiques, a concédé Edouard Philippe. Mais “nous pensons que la vie démocratique doit reprendre tous ses droits”, a-t-il ensuite déclaré.

Un plan B tout de même à l’étude.
Édouard Philippe a ajouté qu’un projet de loi prévoyant un report à janvier 2021 du second tour des municipales a été également présenté le 27 mai dernier en Conseil des ministres, en même temps que le projet de loi prévoyant l’organisation des municipales le 28 juin prochain.

Le Conseil scientifique donne son accord.
Le comité d’experts ne s’opposait pas formellement à ce second tour en juin. Il évoquait cependant des risques sanitaires “importants” inhérents à la campagne électorale et appelait les autorités à “tenir compte de la situation épidémiologique dans les 15 jours précédant la date décidée du scrutin, ainsi qu’à une surveillance soutenue 15 jours après le scrutin”.

Près de 5 000 communes concernées.
Ce second tour représente environ 5% des communes (5 000 dont essentiellement les villes). Les 95% restants (principalement des communes rurales) ont pu élire leurs équipes municipales dès le premier tour mi-mars.

Les gestes barrières toujours de rigueur
Sans surprise, « les gestes barrières et de distanciation physique devront être respectés », a expliqué Christophe Castaner. Comprenez, entre autres, au moins un mètre de distance entre chaque personne.
Pour les faire respecter, le ministre de l’Intérieur a évoqué « le réaménagement des bureaux de vote ou, de façon plus simple, le marquage au sol ».

Le masque obligatoire
« Chaque électeur devra porter un masque de protection qui pourra être un masque grand public », a expliqué Christophe Castaner. Les membres du bureau de vote devront quant à eux porter un masque chirurgical pendant toute l’opération du vote. Le masque chirurgical sera également obligatoire pour « les scrutateurs au moment du dépouillement ».

Un stylo personnel pour chacun
Pas question de se partager un seul et même stylo au moment de signer la liste d’émargement. Chaque électeur sera tenu d’apporter son propre stylo. De même, les électeurs devront manipuler eux-mêmes leurs papiers d’identité.

Du gel hydroalcoolique dans tous les bureaux
Les électeurs devront par ailleurs disposer « de gel hydroalcoolique ou d’un point d’eau pour se laver les mains ».

Dépouillement
Le public devra se tenir à distance pendant les opérations de dépouillement et porter obligatoirement un masque alternatif au minimum.

Aucune dérogation ne sera admise.